Feb 17, 2019 Last Updated 8:09 AM, Feb 14, 2019

Palais de justice : grandeur et décadence

Une volonté d'absence de politique

Lorsque vous montez au sommet de la coupole de notre Palais de Justice, vous apercevez au loin les silhouettes des énormes grues du port d’Anvers, l’antenne de Lillois est proche à la toucher et la grande artère de la rue de la Régence est une chaussée minuscule et vertigineuse.

Ce sont là les seules perspectives que nous offrent nos décideurs à propos de cette immense bâtisse autrefois synonyme d’un pouvoir judiciaire fort et reconnu.
Le problème réside-t-il dans une austérité qui est aujourd’hui l’obsession d’un monde politique en panne d’imagination ? Le mal est plus profond et la fondation Poelaert créée sous le bâtonnat de Jean-Pierre Buyle le prouve. Il ne s’agit pas d’une absence de volonté politique mais d’une volonté d’absence de politique.
La fondation a repris le master plan du Campus Poelaert en formulant une série de propositions dont personne ne tient compte. Pire, le SPF Justice reconnait qu’il n’existe aucune vision pour le Palais et qu’il n’en a jamais existé.

250.000.000 d’euros ont été investis dans la construction du nouveau Palais de Justice d’Anvers et de nouveaux édifices ont été construits à Liège, à Mons et à Gand. Il y a donc moyen de débloquer des fonds lorsqu’il s’agit d’améliorer la situation dans les autres régions.

Mais voilà, la ville de Bruxelles n’a pas d’argent, la Région non plus et le pouvoir fédéral se désintéresse d’un problème dont ni la Flandre, ni la Wallonie ne veulent.

Il n’y a donc aucune volonté de sauver un monument emblématique bruxellois à l’instar des collections qui dépérissent dans les musées de la capitale. Il n’existe même pas un idéal de sauvegarder cette valeur historique et architecturale.

Dernière modification le lundi, 18 mai 2015 11:32
  • caisse de prévoyance
  • Marsh
  • Ing
  • Ethias