Nov 19, 2018 Last Updated 2:47 PM, Nov 16, 2018

Le bâtonnier en a marre des contrôles tatillons

Il ne comprend pas qu'on impose des files interminables aux avocats bruxellois alors que leurs confrères des autres barreaux ne sont pas soumis au même régime. Selon lui, l'argument sécuritaire a bon dos. Des actions pourraient suivre.

Le bâtonnier du barreau de Bruxelles a écrit un éditorial bien senti qu'il a transmis au ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V) et au Premier président de la Cour de cassation. Il s’étonne que, deux semaines après le démantèlement d’une cellule terroriste islamiste à Verviers, les avocats bruxellois soient toujours soumis à des contrôles tâtillons au Palais de Justice de Bruxelles.

“Les avocats”, se plaint-il “font toujours la file pour passer au détecteur de métaux alors que dans les autres palais de Justice, ils peuvent entrer sur présentation de leur carte professionnelle”

Et de poursuivre: “aucune des raisons données pour justifier cette différence de traitement ne résiste à l’analyse, certaines frisant même le ridicule”. Exemple? Les services de sécurité auraient expliqué que les avocats n’avaient pas à bénéficier d’un traitement de faveur car l’un d’entre eux était en prison.

Me Boonen ajoute que, par deux fois cette semaine, les avocats ont été pris en otage par des mouvements de mauvaise humeur du personnel de sécurité ou par la mauvaise organisation des contrôles. Jeudi, le personnel de sécurité manquait d’effectifs et les portes du palais n’ont été ouvertes qu’à 8h30 au lieu de 8h. “Nous nous approchons de l’inacceptable”, conclut le bâtonnier.

Le 2 février, les deux conseils de l’Ordre bruxellois se réuniront pour envisager les initiatives à prendre. Grève des audiences, manifestation, mouvement d’humeur? Tout est possible.

Il sera aussi question de la fermeture de certains greffes (au tribunal de commerce ou dans les cabinets des juges de la jeunesse) qui semble vouloir s’installer durablement.

Me Boonen, passablement remonté, se demande même si l'on ne cherche pas à se servir des avocats, pour appliquer "la stratégie du choc" qui consiste à crée ou à amplifier un désordre pour reconstruire un ordre différent sans rencontrer de résistance.

Article publié par Jean-Claude Matgen le jeudi 29 janvier 2015 à 17h27 dans La Libre

Dernière modification le vendredi, 30 janvier 2015 09:16
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